Le Monde : Paul ANSKI soutient sa rédaction

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Pour faire suite à la plainte contre X pour violation du secret des sources qu’entend déposer la rédaction du journal “Le Monde” relative à l’affaire Woerth/Bettencourt, le romancier Paul ANSKI a déclaré son soutien dans cette démarche.

Auteur de “L’accusé de réception” publié chez Edilivre, dans lequel il révèle le plus grand scandale de la Ve République, Paul ANSKI, dans un long entretien accordé à Arnaud De Lauzon précisait pourtant entre autres “qu’il ne croyait pas à l’indépendance des médias” indiquant même que “bon nombre de quotidiens français était aujourd’hui la propriété des banques”

Extrait :

 ADL : Face à ces intrigues, le rôle du journaliste intègre est d’enquêter pour porter la vérité à la connaissance du public. Ce qui suppose l’indépendance des médias, l’absence de pressions, etc … Comment évaluez-vous la situation de la France à cet égard ? Vos connaissances vous permettent-elles d’établir des comparaisons avec d’autres pays ?

Paul ANSKI : Je n’ai jamais cru qu’un journaliste pouvait être intègre à l’exception de ceux qui relatent des rencontres sportives, quoi que ! Un journaliste scrute objectivement la vie et ses phénomènes. Qu’il les relate en fonction de son analyse personnelle et de la ligne éditoriale du tabloïd duquel il émarge, c’est normal. Car l’obliger à mettre son avis en veilleuse serait contraire à l’éthique du métier. Sa véritable vocation est celle d’avertir le public sur tel ou tel fait, d’en exprimer son point de vue en évitant de l’imposer. Le public doit se forger sa propre opinion et le journaliste s’emploie à lui apporter les meilleures illustrations. Dans mon roman, Mirmon s’efforce d’attiser la conscience de ses lecteurs et s’il utilise le biais d’un grand journal anglais pour y parvenir c’est justement parce que l’indépendance des médias français est aussi une utopie. Combien de quotidiens régionaux sont désormais propriétés de grandes banques ? Comme si un banquier se découvrait une nouvelle vocation ! On est bien loin des Zola, Hugo, Jaurès ou Demange. N’oublions pas que la carte d’identité du journaliste français est encore visée par la Préfecture ! Quelque part, on vit encore à l’heure de Vichy. Certes la presse française garde encore un soupçon de liberté d’expression par rapport à d’autres pays où bon nombre de confrères journalistes croupissent au fond de geôles pour avoir égratigné tel ou tel homme du pouvoir. Mais cette marge prend de plus en plus de plomb dans l’aile. On l’a vu récemment pour l’affaire Clearstream, par exemple.

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